Photo 1 ouverture egypte_dahabieh

Il existe une douce manière de remonter le cours de ce fleuve-roi et celui de l’histoire égyptienne. De découvrir un Nil vivant, nourricier. De se pénétrer de cette atmosphère languide des romans d’Agatha Christie : en voguant sur une dahabieh. Lentement et en silence.

Ces voiliers à deux mâts, fort prisés des voyageurs au dix neuvième siècle, séduisent à nouveau de nombreux croisiéristes en quête d’intimité, de calme et de raffinement.

On est sous le charme des majestueuses rives du Nil

De Louxor à Assouan, ses voiles blanches soufflées par le vent du Nord, la Flâneuse du Nil glisse paisiblement sur les eaux vertes, entre les bancs de sable et les herbiers où viennent pondre hérons cendrés et aigrettes.

On embarque à Esna, après la visite des temples de Karnak, Louxor et une petite promenade dans la ville.

Luxor_scène de rue
Rien ne semble troubler la sérénité de ce boucher assis en tailleur devant son échoppe.

Edfou, Kom Ombo, Assouan nous attendent.

temple d'Edfu
Le temple de Kom Ombo est constitué de deux temples, l’un dédié à Horus le Grand, dieu solaire guerrier à tête d’épervier et l’autre à Sobek, le dieu à tête de crocodile, maître des eaux associé à la fertilité.

Le temple de Kom Ombo est constitué de deux temples, l’un dédié à Horus le Grand, dieu solaire guerrier à tête d’épervier et l’autre à Sobek, le dieu à tête de crocodile, maître des eaux associé à la fertilité.

henné
Atout de séduction féminine, la pose du henné se fait surtout pour les mariages ou la naissance d’un premier enfant.

À bord, l’ambiance est feutrée. Le temps s’écoule, d’une légèreté extrême. Entre sieste sur le pont et repas savamment élaborés par un cuisinier hors pair, on souhaiterait presque figer le temps.

dahabieh
Les voiles des felouques s’agitent dans la lumière tremblante de l’eau.

Palmiers, champs de cannes à sucre, canaux, pêcheurs à l’épervier, coupeurs de jonc, lavandières… le cœur du Nil bat au rythme de toutes ces vies minuscules, les mêmes qu’il y a 6000 ans.

canne à sucre
Après Louxor, les champs de cannes à sucre s’étirent le long du Nil. Les coupeurs de canne travaillent pour un maigre salaire.

Le soir venu, la Flâneuse accoste sur une rive du fleuve ou sur une île. Une table est dressée sur la berge pour un barbecue à la lueur des bougies et de la lune. On sirote dans la pénombre un thé à la menthe ou un karkadeh, une infusion de fleurs d’hibiscus. On plonge dans une douce torpeur, bercé par le clapotis de l’eau. Instants d’émotion partagée quand un marin se met à jouer du nay, une flûte de roseau qui rythme d’ordinaire la danse des derviches tourneurs. Un frisson de bonheur, un bruissement d’ailes d’un oiseau de nuit… Le ravissement a ses chemins !

Y ALLER

Voyageurs du Monde propose la vallée du Nil à bord d’un steamer, le Steam Ship Sudan entre Louxor et Assouan, et le lac Nasser en dahabieh. Un voyage, mais deux croisières ! Ce séjour permet de visiter les plus beaux monuments de l’Antiquité et d’arriver à Abou Simbel par voie fluviale.

https://www.voyageursdumonde.fr/voyage-sur-mesure/voyage-egypte-le-caire-vallee-du-nil-nubie/l-egypte-sur-le-sudan-et-la-flaneuse-le-caire-vallee-du-nil-lac-nasser-/poi6348

Conseils aux voyageurs

Depuis 2011, les voyageurs, en particulier les français, désertent l’Égypte, laissant aux Allemands, Anglais et Asiatiques, le privilège d’avoir la vallée des Rois pour soi. L’attentat meurtrier de Gizeh en décembre ne va pas améliorer la situation du tourisme en Egypte. Certes, la menace terroriste est chronique sur le territoire, mais elle existe pareillement en France. Sachez toutefois que l’armée égyptienne est omniprésente dans les zones jaunes et particulièrement le long du Nil et près des zones touristiques.

Carte du Ministère des Affaires Etrangères – Conseils aux voyageurs