Des blocs de glace tels d’improbables diamants jetés sur le sable noir de la grève… À Jökulsarlon, le Vatnajökull vêle ses icebergs noirs ou bleus sur une plage de cendres battue par une mer aux couleurs du temps. Irréel et grandiose !

Les aficionados de James Bond reconnaîtront en ces lieux les sublimes paysages des scènes glaciales de Meurs un autre jour et Dangereusement vôtre. Mais ici, pas de veine diamantifère, ni de jaguar lancée sur la mer glacée… seulement l’un des plus remarquables paysages d’Islande : le Jökulsarlon. Une lagune où flottent les énormes blocs de glaces crachés par le Breiðamerkurjökull, avant de se disloquer dans des craquements d’outre-tombe et de lentement mourir dans les flots. Né du recul du glacier, le lac s’est formé il y a une centaine d’années, après que des secousses telluriques l’eurent séparé de la mer dont il est désormais isolé par une moraine.

Le Jökulsárlón est une lagune créée par la fonte du glacier Vatnajökull, cette immense calotte glaciaire qui se trouve au sud de l'Islande.

Le Jökulsárlón est une lagune créée par la fonte du glacier Vatnajökull, cette immense calotte glaciaire qui se trouve au sud de l’Islande.

Il y a encore 8 ans, les blocs de glace du Jökulsárlón venaient s'échouer sur la grève.

Il y a encore 8 ans, les blocs de glace du Jökulsárlón venaient s’échouer sur la grève.


Quand la glace touche le ciel

Dans ce paysage polaire en constante mouvance où la brume nimbe le glacier d’un voile de coton, la glace prend des teintes laiteuses, bleutées ou noires. Rejetées par les volcans, portées par les vents violents depuis les déserts du centre du pays, cendres et poussières sont emprisonnées siècle après siècle entre les couches de neige qui peu à peu se transforment en glace.

À quoi rêvent ces deux petites filles en admiration devant le lagon ?

À quoi rêvent ces deux petites filles en admiration devant le lagon ?

Un spectacle unique dû à l’activité volcanique toujours intense. En été, on propose aux touristes d’approcher de plus près les glaces dérivantes en empruntant de drôles de bateaux à roues. C’est assez décevant ! Rien ne remplace la vue depuis le bord.