C’est au port de Tegel, dans le Nord de Berlin, que nous retrouvons le MS MS Elbe Princesse II, 55ème bateau de la flotte CroisiEurope, pour une croisière inaugurale qui va nous conduire à Prague, au fil de la Havel, de l’Elbe et de la Moldau. Au programme : de belles excursions dans des sites chargés d’histoire.

Notre navire va parcourir 614 km à travers l’Allemagne et la République Tchèque et franchir 17 écluses. Nous sommes les premiers passagers à découvrir ce bateau à aubes de 101 m de long, aux lignes très contemporaines. Nous sommes accueillis par la commissaire de bord, Erika, tout sourire.

Le paquebot est amarré au milieu des cygnes et des canards berlinois sur l’immense lac de Tegel, bordé par la Greenwichpromenade.
Le paquebot est amarré au milieu des cygnes et des canards berlinois sur l’immense lac de Tegel, bordé par la Greenwichpromenade.

Condensé de Berlin
Après une nuit à bord, nous partons en car pour une rapide visite de Berlin. Un tour qui nous fait découvrir les sites incontournables de cette ville historique très étendue et verte : la porte de Brandebourg, check Point Charlie et ses marchands de gadgets, le Reichstag et sa coupole de verre, les vestiges du mur investis par des artistes.

Berlin, Porte de Brandebourg.
Berlin, Porte de Brandebourg.

Juste en face de l’ambassade de France, on découvre un Berlin tourné vers la modernité : le centre de conférence Axica et des bureaux appartenant à la Deutsche Zentral-Genossenschaftsbank, œuvre de l’architecte Frank O. Gehry.

Dans l’atrium d'Axica, une sculpture spatiale monumentale de verre, de bois et de titane aux parois ondulantes, en forme de baleine, nous ouvre sa gueule : une prouesse de cet architecte visionnaire qui a également signé la fondation Louis Vuitton à Paris.
Dans l’atrium d’Axica, une sculpture spatiale monumentale de verre, de bois et de titane aux parois ondulantes, en forme de baleine, nous ouvre sa gueule : une prouesse de cet architecte visionnaire qui a également signé la fondation Louis Vuitton à Paris.
Au Sony Center, un complexe de commerces et de buildings créé par Helmut Jahn, le patio est chapeauté d’une extraordinaire structure ovale de verre et d’acier.
Au Sony Center, un complexe de commerces et de buildings créé par Helmut Jahn, le patio est chapeauté d’une extraordinaire structure ovale de verre et d’acier.

On savait Berlin tournée vers la culture, elle rayonne aussi par l’originalité de son architecture.

Potsdam : le poids de l’histoire franco-allemande

Château de Sanssouci.
Château de Sanssouci.

L’après-midi est dévolu à la visite de Potsdam, capitale du Land de Brandebourg. Une balade dans les jardins de Sanssouci, résidence d’été de Frédéric II de Prusse (appelé aussi Frédéric le Grand – 1712-1786) permet d’imaginer une vie bucolique, toute dédiée aux plaisirs de ce roi qui avait installé sa famille dans un palais à l’écart de son pavillon pour mieux jouir de sa tranquillité, lui qui préférait la compagnie de ses lévriers à celle des hommes.

Gloriette du château de  Sanssouci.
Gloriette du château de Sanssouci.

Dans cet édifice baroque, Frédéric II reçut Voltaire lors de son exil en 1750 et de célèbres musiciens tels Bach et Mozart. Sa volonté d’être enterré simplement à Sanssouci ne sera pas respectée, mais en 1991, pour le 250e anniversaire de sa mort, son cercueil sera transféré et inhumé dans son parc aux côtés de ses chiens, comme il l’avait souhaité. Sa tombe, une simple dalle gravée de son nom, n’a ni fleurs ni couronnes ; seulement des pommes de terre que les gens déposent en hommage à celui qui en avait introduit la culture en Prusse.
Avant de retrouver notre navire qui, pendant notre excursion, a continué vers Nedliz sur la Havel, nous faisons un crochet par le château de Cecilienhof, où furent entérinés les accords de Potsdam au mois d’août 1945 entre Truman, Staline et Churchill. Cette résidence est la dernière construite par la Maison Hohenzollern.

Cecilienhof a été bâtie entre 1914 et 1917 dans le style Tudor, ce qui lui donne des airs de grande maison de campagne anglo-normande.
Cecilienhof a été bâtie entre 1914 et 1917 dans le style Tudor, ce qui lui donne des airs de grande maison de campagne anglo-normande.

De retour au bateau à Nedliz, notre vaisseau repart sur le canal de jonction Elbe-Havel direction Wusterwitz où nous passerons la nuit, les écluses étant fermées en fin de journée. On croise quelques bateaux de plaisance ainsi que des barges de dragage et d’aménagement des berges.

Barge sur le canal Elbe-Havel.
Barge sur le canal Elbe-Havel.

Les rives sont empierrées sur quelques kilomètres après Nedliz. Puis la voie d’eau s’élargit, passant d’une quarantaine à une centaine de mètres. De petites maisons proprettes s’égrènent le long des berges piquetées de joncs séchés, d’aulnes et de saules. En ce début d’avril, les arbres n’ont pas encore de feuilles. Des nuées aux tons aquatiques épousent le fleuve dans des reflets tremblants. À travers les frondaisons dénudées, le crépuscule livre bien mieux ses variations qu’en plein été quand le feuillage est luxuriant. Il s’en dégage une atmosphère douce et apaisante. Des cabines, on entend un léger clapotis. Quand le bateau change de vitesse, on ressent une sorte de vibration, peu dérangeante. « C’est un problème d’adaptation des roues à aubes au niveau d’eau, explique le commandant. Par endroit le fleuve a des fonds de hauteur variable, ce qui produit des tressautements. »
Quelques dizaines de kilomètres avant l’écluse de Wusterwitz, le canal s’élargit, rejoint dans son chenal par de nombreux étangs et marécages. Pas de panique, le commandant Myklin Martin, 32 ans de navigation, connaît très bien la Havel et l’Elbe et le canal qui les relie. Dès son plus jeune âge, il a accompagné son père qui travaillait dans la marine marchande. Vers 20h, tout le monde est sur le pont pour assister à notre premier éclusage.

Troisième jour de navigation
Tôt le matin, la navigation reprend pour plusieurs heures.

L'équipage est à la manœuvre quand nous passons l’écluse de Zerben.
L’équipage est à la manœuvre quand nous passons l’écluse de Zerben.

Vers 10h 30 nous franchissons l’écluse de Niegripp dont le dénivelé varie en fonction de la hauteur d’eau de l’Elbe. Le paysage change peu à peu. Le long des berges, des champs de blé vert tendre succèdent aux prairies où batifolent quelques poules faisanes et des oies. En fin de matinée, nous quittons le canal pour virer sur l’Elbe.

Nous passons sous le magnifique pont canal de Magdebourg, un ouvrage d’art long de 918 m qui permet de joindre le Mitteland canal et le canal Elbe-Havel.
Nous passons sous le magnifique pont canal de Magdebourg, un ouvrage d’art long de 918 m qui permet de joindre le Mitteland canal et le canal Elbe-Havel.

L’Elbe est très peu profonde par endroit, surtout entre Torgau et Meissen. « Sa profondeur peut varier de 20 cm à 2 m selon les pluies », explique le second de l’Elbe Princesse II. D’où le choix des roues à aubes qui permettent au paquebot de naviguer quasiment en toutes saisons.

Dans la ville de Till l’Espiègle
L’après-midi est consacré à la visite de Magdebourg, capitale du land de ‎Saxe-Anhalt. On découvre le berceau de Otto von Gvericke (1602-1686), inventeur de la pompe à vide et de Till L’Espiègle (Till Eulenspiegel), réputé pour ses tours pendables, représenté sur le portail de l’hôtel de ville. La cathédrale Saint-Maurice-et-Sainte-Catherine mérite le détour. De conception française, elle est la première cathédrale gothique d’Allemagne et aussi la plus grande. Sa construction a débuté en 1207 et s’est étalée sur 3 siècles. Le monument abrite quelques sculptures remarquables, notamment une chaire sculptée en albâtre de style Renaissance, qui ont heureusement échappé aux ravages des guerres de religion.

Dans la cathédrale de  Magdebourg, on peut admirer une magnifique « Vierge miraculeuse » à l’enfant, en bois polychrome (datée de 1300), souriante, avec l’enfant Jésus la main droite délicatement posée sur la poitrine de sa mère.
Dans la cathédrale de Magdebourg, on peut admirer une magnifique « Vierge miraculeuse » à l’enfant, en bois polychrome (datée de 1300), souriante, avec l’enfant Jésus la main droite délicatement posée sur la poitrine de sa mère.

Cette Vierge est encore vénérée aujourd’hui, ce qui est étonnant pour un édifice luthérien depuis 1567, date où fut célébré le premier culte protestant. À l’intérieur du portail du Paradis, dans le transept nord, un groupe de statues du XIIIe siècle illustre la parabole des dix vierges (d’après l’Évangile selon saint Matthieu). Cinq portent des lampes à huile pleines ce sont les sages, les cinq autres portent les mêmes lampes mais vides, ce sont les folles et insouciantes qui ne pourront participer à une fête de mariage.

Autre curiosité de la ville à ne pas rater : la citadelle verte qui est en fait rose bonbon, dernier projet fou de l'architecte autrichien Friedrich Hundertwasser (1928-2000).
Autre curiosité de la ville à ne pas rater : la citadelle verte qui est en fait rose bonbon, dernier projet fou de l’architecte autrichien Friedrich Hundertwasser (1928-2000).
Magdebourg, citadelle verte
Magdebourg, citadelle verte.

Cette construction de 55 logements et boutiques, inaugurée en 2005, évoque les fantaisies de Gaudi, avec des façades ornées de fenêtres de toutes formes, entourées de bleu ou violet, des rambardes ondulantes, des tours coiffées de boules dorées, des piliers de couleurs vives.

Après Magdebourg, notre bateau repart en direction de Wittenberg. 113 km de navigation nocturne pour la plus grande partie car il n’y a pas d’écluse sur ce trajet. La portion du fleuve jusqu’à Schönebeck est bordée de maisons coquettes. Des centaines d’épis, dont certains empierrés, avancent dans l’eau, servant de promontoir aux pêcheurs. Ils ont été installés pour stabiliser le chenal de l’Elbe et forcer le courant, facilitant ainsi la navigation des bateaux. Pendant l’étiage, l’Elbe étant peu profond, ils permettent de concentrer l’eau dans le lit du fleuve.

Wittenberg, berceau de la Réforme

Wittenberg, place de l'hôtel de ville.
Wittenberg, place de l’hôtel de ville.

Après une nuit de navigation nous accostons à Wittenberg. Cette ville de 47 000 habitants a fêté il y a deux ans les 500 ans de la Réforme prônée le 31 octobre 1517 par Martin Luther (1483-1546). C’est en effet dans cette localité, sur le portail de l’Église du château situé dans le centre historique, que ce moine augustin et théologien, aurait affiché sa « Dispute », 95 thèses remettant en cause les excès de certains princes de l’Eglise et du pape, ainsi que le commerce des indulgences et la notion de salut. Il affirmait qu’un chrétien ne peut gagner le paradis que par sa foi envers Dieu et non en achetant un « papier » qui l’absoudrait de tous ses péchés, dont ceux non encore commis. Ses propos vont rencontrer un écho majeur au cœur de l’Europe et vont lui valoir d’être excommunié par Rome.

La maison de Luther est le plus grand musée du monde consacré à l'histoire de la Réforme protestante.
La maison de Luther est le plus grand musée du monde consacré à l’histoire de la Réforme protestante.

Installé dans une partie du cloître dans lequel Luther a vécu, d’abord en tant que moine puis avec son épouse Katharina von Bora, elle-même nonne « défroquée », et leurs six enfants, le musée recèle d’exceptionnelles peintures de ses amis Lucas Cranach l’Ancien et Lucas Cranach le Jeune. On y voit surtout des scènes bibliques et des portraits, les autres nymphes, Grâces et Vénus dénudées étant au Louvre.
C’est le Prince-Électeur de Saxe, Frédéric III de Saxe, dit Frédéric le Sage (1463-1525), qui fait venir Cranach père à Wittenberg après sa formation à Vienne. Dès 1505, il devient peintre officiel de la cour. Ses fils Hans et Lucas (dit le Jeune) prendront la relève à sa mort. En homme d’affaires avisé, Cranach possède aussi une imprimerie dans laquelle seront imprimées les œuvres de Luther et achète l’officine d’apothicaire de la cour qui est toujours dans la rue principale. S’étant aperçu que l’eau qui circulait dans le ruisseau bordant la rue (et qui existe toujours) pouvait rendre malade, il conseille aux habitants de boire de la bière. La veille du jour de fabrication de la bière, un appariteur battait le pavé en scandant : « Ce soir, ne pissez pas dans le ruisseau car demain on brasse la bière ! »
La rue principale qui débouche sur la place de l’Hôtel de ville est bordée de belles maisons de style Renaissance et de jolies boutiques. Elle aboutit au château et à l’église de Tous-les-Saints dont le portail reproduit les thèses luthériennes.

Wittenberg, église du château.
Wittenberg, église du château.

L’après-midi et la nuit sont vouées à la navigation car notre prochaine escale, Meissen, est à 128 km. Au rythme de 10 à 15 km/heure, nous avons tout le temps d’écouter les murmures du fleuve, de farnienter sur le pont soleil ou de participer à une activité proposée par l’équipage : quizz, cours de nœuds marins ou de zumba, jeux de jacquet, etc. 

Meissen, la plus fameuse porcelaine de Saxe

Meissen vue du fleuve.
Meissen vue du fleuve.

C’est par un dimanche ensoleillé que nous découvrons la jolie ville de Meissen. Tout est fermé. Excepté la manufacture d’État de porcelaine. Fondée en 1710 et installée au sein de l’ancien château médiéval, pour mieux garder le secret de fabrication de la porcelaine, (les ouvriers avaient un passeport pour y pénétrer), la fabrique est aujourd’hui installée dans la ville. « C’est à peu près la seule entreprise de l’Est qui ait survécu après la chute de la RDA », explique notre guide. Le musée expose des pièces d’exception et on peut assister au travail des artistes peintres.

29 peintres ont participé à la décoration de ce vase réalisé pour la grande Foire de Londres en 1862.
29 peintres ont participé à la décoration de ce vase réalisé pour la grande Foire de Londres en 1862.

L’après-midi, nous partons en car pour visiter la ville de Dresde. En longeant le fleuve dont l’ancien chemin de halage est devenu une piste cyclable, on croise de nombreux promeneurs et cavaliers. De vastes prairies bordent l’Elbe qui n’est pas canalisé. Elles permettent d’absorber les crues.
Pilonnée par les alliés en 1945 et détruite à plus de 60 %, Dresde ne porte plus les stigmates de ce tragique moment qui a fait quelque 25 000 morts. Entièrement rebâtie, les édifices restaurés, Dresde redevient la ville baroque peinte par Canaletto où se pressent les touristes.

Palais de Zwinger.
Palais de Zwinger.

Nous visitons de l’extérieur le palais de Zwinger, et on déambule dans la ville historique du roi de Saxe Auguste II, dit « le Fort », avant d’admirer le Cortège des Princes, une fresque de 24 000 carreaux en porcelaine de Meissen qui a miraculeusement échappé aux bombardements. « Beaucoup de monuments ont été reconstruits sous la RDA car la main d’œuvre était bon marché », explique notre guide. On croirait qu’ils sont d’origine tant ils ont gardé leur splendeur. La Frauenkirche (église Notre-Dame de Dresde) a été reconstruite après la réunification de l’Allemagne grâce à des dons du monde entier. Les pierres épargnées ont été numérotées et incluses dans l’édifice à l’endroit où elles étaient supposées être avant. « Ces cicatrices noires sont considérées comme un mémorial contre la guerre », révèle la guide.
La journée s’achève. Nous retrouvons notre vaisseau à quai à Loschwitz, en regrettant de ne pas disposer de plusieurs jours pour découvrir cette ville au charme certain.

Visite en Suisse saxonne
Le lendemain, le bateau lève les amarres à l’aube, direction Bad Schandau. Après un copieux petit déjeuner, nous partons en bus pour une demi-journée d’excursion dans la Suisse saxonne et notamment dans l’Elbsandsteingebirge, un massif avec de surprenantes formations rocheuses gréseuses.

La grande boucle de l’Elbe vue depuis la forteresse de Königstein.
La grande boucle de l’Elbe vue depuis la forteresse de Königstein.

Nous enchaînons avec la forteresse de Königstein qui a retenu plusieurs détenus célèbres, dont le général Giraud. Fait prisonnier à Sedan en mai 1940, il est le seul prisonnier à s’en être échappé (en avril 1942) en descendant avec une corde un à-pic de 45 m. En revenant à Dečin où le bateau est amarré, nous traversons des forêts de sapins et de petits villages prospères et bien entretenus.

Vue sur le village de  Dečin depuis le fleuve.
Vue sur le village de Dečin depuis le fleuve.

Un après-midi entier de navigation nous attend, jusqu’à Litomĕřice en République tchèque où nous ferons une escale obligée, les écluses fermant à 15h à cette époque de l’année (avril). En Tchéquie, le décor change. Les coteaux de l’Elbe sont parsemés de gros blocs de grès d’entre lesquels percent les fûts sombres des conifères et quelques bouleaux. Les maisons qui bordent la rive sont bien moins entretenues qu’en Allemagne.

À Ústí Nad Labem, on admire le pont à haubans Mariansky, un pont en acier qui a été construit de 1995 à 1998.
À Ústí Nad Labem, on admire le pont à haubans Mariansky, un pont en acier qui a été construit de 1995 à 1998.

À bord, le temps défile vite. Entre les repas toujours appréciés, les spectacles de folklore local ou de prestidigitation, les jeux, la soirée de gala, etc. les passagers n’ont pas le loisir de s’ennuyer.

Chaque soir avant le dîner, tous les passagers sont conviés au salon bar pour déguster le cocktail du jour ou toute autre boisson.
Chaque soir avant le dîner, tous les passagers sont conviés au salon bar pour déguster le cocktail du jour ou toute autre boisson.

Confortablement installés dans les canapés, les croisiéristes devisent sur la journée passée ou les excursions du lendemain. On peut compter sur le talent et la bonne humeur de Michael et d’Aurélia qui sont chargés de l’animation et ont une attention pour chacun.

Villes royales de Bohême
L’avant-dernier jour, la visite de Litoměřice est au programme. Située à la confluence de l’Elbe et de l’Ohře, Litoměřice est une des plus anciennes villes royales de Bohême. Nous nous attardons dans le centre historique riche de maisons de style baroque et Renaissance et ceint de fortifications gothiques sauvegardées, avant de faire une dégustation de bières locales. La région est aussi réputée pour ses vins mais il semble que la qualité ne soit pas toujours au rendez-vous. « Il y a des bons vins mais il faut les chercher », dit un dicton local.
L’après-midi, notre navire repart direction Mělnik, où nous passerons la nuit en raison de l’heure précoce de fermeture des écluses. Nous aurons cependant le plaisir de passer celle de Ceske Kopisty, avant de rejoindre le canal-Elbe-Moldau. Notre programme prévoyait une arrivée dans Prague en bateau. Celle-ci n’aura pas lieu du fait des horaires d’ouverture des écluses en cette période de l’année. Le lendemain, le MS Elbe Princesse II reprend sa navigation de son côté pour atteindre la ville aux cents clochers. Quant à nous, nous quittons Mělnik pour Prague en autocar : deux heures de trajet dans les embouteillages matinaux ! Notre déception sera toutefois vite épongée par notre journée pragoise.

Prague, façades de l'hôtel Aurus et de la rue Karlova.
Prague, façades de l’hôtel Aurus et de la rue Karlova.

Dans cette ville romantique et baroque à souhait, la magie opère à chaque coin de rue. De la cathédrale St Wenceslas, où l’on peut admirer les vitraux dont un de style Art Nouveau signé Mucha, à la place de l’Horloge envahie de touristes, en passant par un déjeuner à la Maison municipale, notre périple s’achève en beauté, sous un doux soleil de printemps.

Un paquebot classieux

Conçu par le bureau d’études nantais Stirling Design International et construit par le groupement d’entreprises Neopolia, le MS Elbe Princesse, 3e paquebot à aubes de CroisiEurope, a été baptisé le 3 avril 2017 à Berlin.
Le bateau dispose de 45 cabines spacieuses, toutes avec vue extérieure, pouvant accueillir 90 passagers. Les cabines du pont supérieur ont des fenêtres coulissantes et vitrées du sol au plafond. Le bateau offre un maximum de confort à bord, avec une décoration très contemporaine et raffinée, dans les tons vert absinthe et sapin. Le wifi est disponible sur tout le bateau.

Texte et Photos : Brigitte Postel
https://www.croisieurope.com/croisiere/berlin-prague-croisiere-elbe-et-moldau-classique#