Armenia propose un itinéraire de sept jours en Arménie pour une première immersion entre pierres sacrées, nature brute et hospitalité millénaire. Peu de pays offrent une telle densité d’histoire, de paysages et d’émotions en un temps si court.
En une semaine, l’Arménie se dévoile comme un territoire , où chaque route mène à un monastère accroché à la roche, un lac d’altitude aux reflets changeants ou une rencontre marquée par une hospitalité profondément sincère. Cet itinéraire, pensé pour une première découverte, compose un voyage initiatique au cœur de l’âme arménienne.

Yerevan, battement de cœur d’un pays en renaissance

Arménie. Erevan. Large de 50 mètres, la Cascade fait 118 mètres de haut ; l’escalier, incliné à 15°, comporte 572 marches sur 302 mètres.

Le voyage débute à Yerevan, capitale solaire et contrastée, où les places monumentales dialoguent avec les cafés animés. Entre la majesté de la Place de la République, les perspectives vertigineuses de la Cascade et les musées contemporains, la ville affirme une identité moderne sans jamais renier ses racines. La gastronomie, généreuse et parfumée, devient déjà un langage universel.

Sur la route des symboles : Ararat, vin et eaux bienfaitrices

Arménie. Mont Ararat et la plaine de KhorVirap. © Vyacheslav Argenberg/Commons.

En quittant la capitale, l’Arménie révèle son imaginaire fondateur. À Khor Virap, premier lieu saint de l’Arménie chrétienne, le mont Ararat (situé en Turquie) se dresse, mythique et omniprésent. Culminant à 5 137 mètres, c’est une montagne emblématique non seulement pour l’Arménie mais aussi pour l’histoire biblique. Selon la tradition, c’est ici que l’Arche de Noé aurait échoué après le Déluge. Plus loin, Areni perpétue l’une des plus anciennes traditions viticoles du monde, avant que Jermuk, réputée pour sa station thermale, n’offre une parenthèse de douceur dans ses paysages verdoyants et ses sources minérales.

Monastères et canyons : la pierre et le vertige

Arménie. Monastère de Tatev. © Diego Delso/Commons.

L’itinéraire plonge ensuite dans des décors spectaculaires. Le complexe monastique de Noravank surgit au cœur d’un canyon aux falaises rougeoyantes, tandis que Goris surprend par ses formations rocheuses et ses habitations troglodytiques. Ici, la nature semble avoir sculpté l’histoire à mains nues.
Moment fort du voyage : le survol des gorges du Vorotan – un canyon d’une largeur de quelque 2,7 km et d’une profondeur d’environ 500 m – à bord du téléphérique Wings of Tatev. Suspendu entre ciel et terre, le regard embrasse l’immensité avant d’atteindre l’un des joyaux spirituels du pays. Le monastère de Tatev, austère et majestueux, rappelle combien foi, savoir et isolement ont façonné l’Arménie médiévale. À Khndzoresk, le pont suspendu ajoute une touche d’adrénaline à ce voyage hors du temps.

Aux sources du christianisme arménien

Arménie. Erevan. Ancienne cathédrale de Zvarnots, construite de 642 à 662, sur l’initiative de Nersès III dit « le Bâtisseur ».

À Etchmiadzin, cœur spirituel du pays, l’Arménie raconte son rôle fondateur dans l’histoire du christianisme. Non loin, les ruines de Zvartnots, un des plus importants sites archéologiques classés à l’UNESCO, offrent une vision presque mystique, surtout lorsque le mont Ararat apparaît à l’horizon. Une journée empreinte de silence, de mémoire et de sacré.

Plongée au lac Sevanà

Arménie. Lac Sevan vu depuis le mont Artanish. © Wowan/Commons.


À près de 2 000 mètres d’altitude, le lac Sevan – troisième plus grand lac d’Asie de l’Ouest -impose une respiration. Enchâssé entre de hautes montagnes, ce lac a été décrit par Maxime Gorki, visitant la région, comme « un morceau de ciel qui serait tombé sur terre parmi les montagnes ». Ses eaux bleu-vert, les montagnes en arrière-plan et le monastère de Sevanavank composent un tableau d’une grande sérénité. Le temps ralentit, autour d’un déjeuner au bord de l’eau, avec au menu le poisson Salmo ischchan, une truite endémique du lac.

Derniers regards sur Yerevan, entre savoir et artisanat

Arménie. Opéra théâtre de Yerevan. © Diego Delso/Commons.

Le retour à Yerevan permet de comprendre l’Arménie par ses textes et ses objets. Le Matenadaran, trésor de manuscrits anciens parmi les plus importants au monde, et le Musée national d’Histoire offrent les clés de lecture d’un peuple résilient. Dans les marchés, tapis, céramiques et sculptures prolongent le voyage par le geste et la matière.

Un voyage fondateur

Arménie. Cathédrale de Etchmiadzin. © P. Hughes.

Ce périple de sept jours compose une première rencontre intense et équilibrée avec l’Arménie. Entre spiritualité, nature spectaculaire et vie contemporaine, le pays se révèle sans artifice, profondément humain et inoubliable. Une destination encore confidentielle, mais dont l’empreinte s’inscrit durablement dans la mémoire du voyageur.

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Photos : Armenia Travel sauf mention.