La Fête des lanternes compte parmi les festivals les plus importants de Taïwan. Elle marque la fin du Nouvel An lunaire et s’organise chaque année autour de l’animal zodiacal. En 2026, c’est au tour du cheval de feu.
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Du 3 au 15 mars, le comté de Chiayi (à 1H 30 de la capitale Taipei en TGV) a basculé dans un autre rythme. À la nuit tombée, le site du festival se remplit de visiteurs. Les lumières prennent le relais. Lanternes géantes, installations artistiques, lampions décorés, danses du dragon et du lion, spectacles acrobatiques : l’ensemble compose un parcours dense et joyeux.
Le parc est transformé en un lieu festif. La foule circule lentement entre les structures lumineuses. Des vendeurs interpellent, les odeurs de friture et de sucre s’installent dans l’air. Des annonces en mandarin alternent avec de la musique pop diffusée par haut-parleurs.

Les lanternes s’allument progressivement. Certaines représentent des figures mythologiques, d’autres des personnages contemporains ou des motifs plus politiques, parfois à peine suggérés. Un groupe de jeunes prend des selfies devant une installation monumentale. À quelques mètres, une famille écrit un vœu sur une lanterne traditionnelle. Un enfant demande pourquoi. Sa mère répond simplement : « pour la chance ». Car en Chine, les lanternes symbolisent souvent la lumière qui guide les hommes, chasse les mauvais esprits et attire la bonne fortune.
Entre traditions, spectacle et identité

Au centre du dispositif, une lanterne de 21 mètres de haut domine l’ensemble. Inspirée du soleil, des arbres sacrés et de la brume, elle se veut narrative. Selon le ministère des Transports et des Communications, elle retrace l’histoire de Taïwan, « de ses origines océaniques à l’essor de la civilisation humaine » et envoie « un signal lumineux de l’île au monde ». Autour, d’autres créations attirent les regards : « Rêves célestes du cheval », « Oiseau de feu rayonnant ». Certaines sont monumentales, d’autres plus artisanales. Toutes jouent sur un mélange de références : mythologie chinoise, symboles naturels, esthétique contemporaine.
La Fête des lanternes reste une tradition profondément ancrée, mais ici, elle est réinterprétée dans un cadre contemporain, devenant un événement à la fois culturel, touristique et identitaire. Les lanternes en sont le reflet : elles associent motifs hérités et formes modernes, dans une mise en scène pensée pour un public large. Les foules qui s’y pressent ne célèbrent pas seulement une fête annuelle ; elles participent à une forme de continuité réinventée.

Au centre de la scène, un cheval blanc mécanique de dix mètres attire la foule. Il déploie ses ailes d’acier et s’anime sous les lumières. La performance, présentée par la compagnie française Quidam, dure une trentaine de minutes. Théâtre de rue, machines et effets lumineux se combinent. Le cheval ailé semble flotter au-dessus de la scène, dans une atmosphère fantasmagorique.
Taïwan. Festival des lanternes de Chiayi. © M. Lasseur.
Une vitrine tournée vers le monde

La fête, héritée d’une tradition chinoise, est réinterprétée dans un contexte pluraliste et ouvert. Elle ne se limite plus à un rituel religieux ou saisonnier : elle devient un marqueur culturel, une manière d’affirmer une identité distincte sans rompre avec l’héritage.
Dans la foule, cette transformation est visible. Les gestes anciens persistent – écrire un vœu, allumer une lanterne – mais ils coexistent avec d’autres pratiques : photographier, partager, ou profiter tout simplement du spectacle. La fête ne disparaît pas, elle change de forme. Ce que l’on voit à Chiayi, ce n’est pas seulement une célébration annuelle. C’est une tradition en mouvement, intégrée dans une société qui revendique à la fois un héritage et une manière propre de le réinterpréter.



La fête des Lanternes est aujourd’hui un événement culturel et touristique majeur. Les autorités accompagnent cette célébration en préservant les savoir-faire et en offrant aux visiteurs un aperçu vivant de l’identité taïwanaise. Le vice-ministre des Transports, Lin Kuo-hsien, insiste sur l’accueil des visiteurs internationaux et met en avant les produits locaux : café, thé, spécialités agricoles. Il rappelle aussi la place de Taïwan dans les classements touristiques mondiaux, citant sa présence à la 19e place dans la liste 2025 du New York Times des destinations à visiter.
L’événement, qui dépasse la promotion et le simple divertissement, s’inscrit dans une évolution plus large de la société taïwanaise. Motifs traditionnels et designs modernes coexistent en toute harmonie.
Mais derrière la vitrine, l’enjeu est aussi identitaire. Héritée du monde chinois, la fête est aujourd’hui intégrée dans une société taïwanaise ouverte et plurielle. Elle ne rompt pas avec le passé, elle le reconfigure et met en lumière une société qui compose avec son passé pour se raconter autrement.
Texte : Michèle Lasseur
Photo ouverture : Michèle Lasseur
Photos : selon indication
Formalités :
Passeport (validité supérieure à 6 mois à la date d’entrée sur le territoire), et billet de retour.
Taiwan Arrival Card (TWAC) qui doit être remplie en ligne avant le voyage.
Pour tout renseignement concernant les visas : contacter le Bureau de Représentation de Tapei en France.
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Classée 5 étoiles par Skytrax pour la 10e année consécutive et première compagnie au monde à avoir lancé le concept de cabine Économie Premium, EVA Air est reconnue pour l’excellence de son service. La compagnie assure un vol quotidien entre l’aéroport Paris-Charles de Gaulle et Taipei à bord de son Boeing 777-300ER.
EVA Air propose également des départs depuis Milan, Munich, Amsterdam, Londres et Vienne.
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